Le bureau du chef de l'état.

Un grand bureau aménagé au premier étage de l'hôtel de ville. C'est ici le lieu du pouvoir... Pouvoir détesté ou convoité.

Re: Le bureau du chef de l'

Messagede Ludwig II » Mer 7 Oct 2009 00:39

Le monarque fut réveillé en pleine nuit.

Les choses allaient mal. De Roop avait décidé de renoncer à son poste pour reprendre ses affaires en main.

La guerre de Verdurie n'avait produit aucun effet positif dans l'opinion. Le peuple étant mécontent. Cette guerre avait tué près de 500 jeunes hommes, laissant des enfants orphelins. Et qu'avait-elle rapporté ? Rien. Rien car elle leur avait totalement échapper pour finir dans les mains de l'inattendu.

La Verdurie avait été libéré du joug Cathane mais c'était pour tomber au main d'extrêmistes révolutionnaires.

Tout avait échappé à la monarchie de Métropolis.

- Il faut agir mon seigneur. Agir vite ! Lança le directeur de cabinet.

- Certes... Certes... Répondit Ludwig qui faisait les cent pas au pied de son lit.

- Alors mon Seigneur... Que décidez-vous ?

- Je... Je ne sais pas. Nommer Dumarrais au poste vacant de De Roop ?

- Si je puis me permettre un conseil...

- Faites ! Faites vite !

- Bien... Monsieur Dumarrais est un très mauvais choix ! Sauf votre respect... Monsieur Dumarrais est aux yeux du peuple l'homme qui a conduit cette guerre, qui a convaincu tout le monde au sacrifice et qui a échoué !

- Certes... Certes... Alors...

- Alors congédiez Dumarais en exemple, mon seigneur !

- Oh mais c'est un peu cruel ne croyez-vous pas ?

- Mais mon seigneur ! Non ! C'est un acte politique qui visera à montrer que vous êtes au dessus de la politique et que vous la corrigez pour le bien du peuple !

- Ah... Certes... Alors faisons ainsi... Oui très bonne idée ! Et ainsi le peuple m'aimera.

- Mais il vous aime mon Seigneur, n'en doutez point...

- Bien sûr. Mais il reste un problème...

- Lequel mon Seigneur ?

- Qui va succéder à De Roop...

- Ah oui... J'ai mon idée... Nommez Chiara Antesolo présidente du conseil et premier ministre par intérim. Les démocrates ayant été contre cette guerre, cela calmera l'opinion. Ensuite confiez-lui la mission de convoquer de nouvelles élections censitaires... Son parti les remportera très certainement. Et tout rentrera dans l'ordre. Son parti est un parti loyaliste qui respecte notre monarchie même si leurs idées de partage sont quelques peu extravagante, j'en conviens. Mais il vaut mieux ça que de laisser dégénerer la situation vers la pire et la plus effroyable catastrophe qui soit : la révolution !

Le monarque eut froid dans le dos à l'évoquation du mot révolution.

- Certes... Certes... Empressons-nous de faire ainsi !
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Re: Le bureau du chef de l'

Messagede Ludwig II » Mer 7 Oct 2009 00:40

L'Imperator faisait les cent pas dans son bureau.

- MAIS IL N'Y AURA DONC PERSONNE ICI POUR FAIRE ENTENDRE RAISON A UNE MENAGERE !!!!!!!! hurlait-il.

- Je vous en prie Ô Votre Excellence ! Calmez-vous, c'est mauvais pour votre coeur.

- Au diable mon coeur ! Nous sommes dans une situation catastrophique ! J'ai là une lettre de Madame Antesolo qui refuse sa nommination au poste de premier ministre ! Je ne comprendrai donc jamais les femmes ! Ne voulait-elle pas le pouvoir ?

- Je crains mon Seigneur qu'elle ait justement d'autres visées en terme de pouvoir... Il faut que nous réagissions différemment...

- Et puis, il y a la Verdurie ! Mais qu'ai-je fait au ciel pour être traité ainsi ? La Verdurie a sombré dans le chaos révolutionnaire, portant à sa tête de vils gredins qui ne jurent que par le diable et la mise à mal du saint ordre ! Et ils sont armés de plus ! Lourdement armés ! Et tout cela par la faute de cet incompétent de français Dumarais qui a joué avec le feu ! Ils ne tarderont pas à déferler sur Métropolis avec leur horde d'assassins athées assoiffés de sang, de haine et de chaos ! Ce sera la fin de la douceur de vivre et de l'ordre bénéfique millénaire que nous représentons ! Ces gens là sont de dangereux criminels ! On dit qu'ils ont arrêté mon cousin le prince de Verdurie et qu'ils s'apprêtent à le supplicier. On dit également qu'ils mangent les enfants de Verdurie ! Comment a-t-on pu en arriver là ? Je vais vous le dire ! Par l'incompétence et la bêtise de ce Dumarais ! Bientôt, ces démons seront dans ce bureau et ils nous égorgerons ! Et cette Chiara qui aurait pu nous éviter ce massacre, cette Chiara n'en fait qu'à sa tête ! Comment ne serais-je pas excédé ?! Que pouvons-nous faire ? Que faire ?

- Je crains Mon Seigneur qu'il n'y ait plus qu'une seule solution...

- Laquelle ???

- Dissoudre l'assemblée et convoquer de nouvelles élections censitaires qui légitimeront notre pouvoir...

- Mais les démocrates l'emporteront si ça continue ainsi !

- C'est loin d'être sûr... et c'est aussi pourquoi il convient de très vite organiser des élections avant que le pire ne s'installe durablement... Et puis... Je vous rappelle que le vote censitaire protègent les intérêts des gens bienséants et stables qui nous sont acquis... Mais si malgré tout les démocrates l'emportaient, grand bien leur fasse ! Ils gouverneront, ils auront un premier ministre élu qu'ils ne pourront pas refusé... Et nous serons sauvés...
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Re: Le bureau du chef de l'

Messagede Pietro-Luigi De Treviso » Mer 7 Oct 2009 01:18

Une Missive cachetée parvint à l'Imperator.

Monsieur Von Dürfensburg,

Je vous écris depuis ma cabane, dans les forêts de Métropolis.
J'ai ici longuement médité sur le pouvoir, sur le sens du pouvoir.
Ce que vous traversez aujourd'hui, j'ai pu le connaître, à mon heure.
Votre guerre a conduit le pays à une impasse.
Une impasse politique, morale et économique.
La crise institutionnelle qui s'est installée n'est pas digne d'un état dit moderne.
Chaque jour, des gens souffrent de la politique de votre gouvernement, Monsieur le chef de l'état.
Chaque jour, je côtoie des misérables, orphelins, veuves, vieillards laissés pour compte.
Ces gens là ne se nourrissent plus que de colère or ce raisin est amer.
Loin de moi l'idée de vous menacer, Monsieur !
Mais plutôt de vous faire entendre raison.
Souvenez-vous, Monsieur, de votre jeunesse.
Souvenez-vous, c'était il y a 10 ans.
Souvenez-vous, Monsieur le libéral qui avait pris fait et cause pour le peuple !
Souvenez-vous de la révolution de 1829 que vous aviez défendue.
Souvenez-vous, Monsieur, de vos idéaux de jeunesse.
Souvenez-vous de votre volonté de voir se pays dirigé et assumé par le parlement du peuple.
Ne payez pas pour les incompétents que vous avez placé un temps à la tête de cet état.
Ils abusèrent de votre confiance.
Souvenez-vous de ce que vous êtes, Monsieur !
Un philanthrope humaniste ayant fuit depuis votre enfance cette famille monarchique qui vous rejetait.
Convoquez des élections libres ! Rétablissez la république !
Alors oui, l'histoire retiendra votre nom !
Alors oui, vous serez aimé comme un bon roi.

Sinon Monsieur, je crains que votre peuple ne commence à vous haïr.
Je crains qu'il ne se révolte violemment.

Vous avez une chance inespérée de reprendre le contrôle de votre destin de prince démocrate et humaniste.
Ne la laissez pas échapper votre chance.
Ne gâchez pas votre vie, Monsieur.
Que préférez-vous, Monsieur, essayer en vain d'être aimer d'une famille monarchique qui vous déteste ? Ou être enfin aimé d'un peuple à qui vous aurez rendu sa liberté, restitué son honneur défunt.

Recevez mes plus sincère salutation.

Pietro-Luigi De Treviso.

Président du Conseil de la République de Métropolis de 1829 à 1838.
"...les Vénitiens, une poignée de gens vivant si librement que le plus misérable d'entre eux ne voudrait pas être roi..." La Boétie.
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Re: Le bureau du chef de l'

Messagede Pietro-Luigi De Treviso » Dim 9 Mai 2010 23:33

Le 10 mai 1840, après une lutte populaire de près de 6 mois qui avait eu raison des finances de la monarchie, le monarque Ludwig II abdiqua.

Il convoqua Pietro-Luigi de Treviso à l'Hôtel de ville.

- Monsieur Dürfensbourg, j'ai reçu votre missive à l'instant et je suis heureux que vous ayez entendu raison. Nous ne vous demandons pas une faveur, que cela soit bien clair. Je suis ici au nom du peuple vainqueur. Nous venons prendre officiellement ce qui nous ai du, le pouvoir. Afin de restaurer la République et la démocratie. Je vous demanderai donc, Monsieur, de bien vouloir quitter ces lieux le plus rapidement possible afin que nous puissions y organiser la nouvelle administration.

Le Vénitien parlait sans haine. Il semblait fatigué.

- Le sang n'a que trop couler. Aussi, le peuple n'en fera pas couler d'avantage. Voyez-vous Monsieur, le peuple n'aspire qu'à la paix, à un minimum de confort... C'est ce que vous n'aviez pas voulu comprendre... Nous n'engagerons pas de poursuite contre vous. Contre vous, non... Mais sans doute contre votre gouvernement et tous ceux qui sont à l'origine de cette odieuse et couteuse manipulation que fut la guerre... Mais il appartiendra à la Justice de la république d'en juger. Vous conserverez vos biens. Vous n'aurez pas à vous exiler. Nous nous en portons garant. Nous vous laissons 10 jours pour organiser le départ de ce palais vers votre demeure légitime.

Le monarque observait la place par la grande baie vitrée du bureau, les mains croisées dans le dos, il semblait triste et demeurait silencieux. Les reflets de la lune lui donnaient un aspect blafard. C'était un homme vaincue. Il n'avait régné que 2 années.

- Vous conserverez vos droits de citoyen, Monsieur Dürfensburg, et votre dignité d'homme dans... Notre République restaurée. Comme tout autre citoyen, de façon parfaitement égale. Nous allons organiser des élections afin de former un nouveau parlement. Votre parti aura droit de citer. Ce sera au peuple de décider de la place à lui donner comme dans toute démocratie... Nous organiserons ces élections au début de juillet 1840. Dans l'attente, un comité républicain de transition regroupant tous les partis ayant participé à cette révolution, assumera les fonctions de l'assemblée générale et je serai le Président du Conseil. Monsieur, je vais maintenant dormir. Je vous souhaite une bonne nuit et à bientôt.

Le Vénitien se coiffa de son Gibus et prit congé. Il sourit en songeant à toutes ces aventures qui l'avaient sorties d'ici pour le conduire en prison puis le ramenaient ici... "2 ans de souffrances inutiles" songeait-il en souriant.

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